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 Les réflexions autour de l'allaitement

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Crocodilette
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MessageSujet: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 12:24

Quand on se renseigne un peu sur l'allaitement, on se rend vite compte qu'on entend tout et n'importe quoi sur la question (et le corps médical n'est pas en reste... Rolling Eyes ).

Tibou parlait il y a quelque temps de certaines réflexions entendues sur son "allaitement long". Je commence aussi à en faire les frais. Rolling Eyes Je ne suis pas une "intégriste" de l'allaitement et avant de commencer je ne m'imaginais pas aller au delà de six mois (barrière psychologique, allez comprendre...). Martin en a bientôt 10 et je commence à entendre "jusqu'à quand tu comptes l'allaiter?", "De toute façon, au delà de 6 moi,s ça ne sert plus à rien", etc... Je n'en suis pas au point où ces réflexions me saoulent vraiment mais je suis parfois à court d'arguments...

Et vous, ça vous arrive d'entendre ce genre de choses ? Qu'est-ce qu'on vous a sorti de plus gratiné ? Qu'est-ce que vous répondez à ça en général ?
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Tibou
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 12:36

A Noël, mon père a failli s'étouffer quand il m'a vu sortir le sein. Bah oui, comme je n'ai pas envie d'entendre des réflexions, je ne parle plus de notre allaitement sauf si on me pose la question. Ce jour-là, mon père me demande s'il peut préparer le petit déj de Lubin "Je lui fait un lait avec du chocolat ?" Je lui réponds qu'il ne boit pas de lait et là je vois mon père blêmir. Il pense que j'allaite toujours Lubin. Quand bien même ? Ça m'a fait mal au cœur...

Sinon quand cette semaine le médecin m'a demandé par curiosité pourquoi j'allaitais toujours Maélyne, je me suis retrouvée comme deux ronds de flan. Pendant que j'essayais de préparer ma réponse, il me dit qu'il est favorable à l'allaitement mais que pour lui à 15 mois, Maélyne ne tire plus profit de cet allaitement. J'ai quand même réussi à lui répondre qu'elle en tirait un profit affectif, sécuritaire sans nul doute. Et que non, je n'étais pas égoïste, je ne le fais pas pour moi, je le fais pour elle, pour nous.

Et en ce moment, je suis dans un état d'esprit "plus j'irai loin mieux ce sera" pour le pied de nez et parce que le jour où elle se sevrera, on tournera une page. Je ne sais pas si petit frère ou petite sœur il y aura, le sevrage, ça sera la fin de quelque chose pour moi.
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Crocodilette
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 12:43

Mouarf, c'est dur, surtout dans la belle-famille, je trouve. Tibou. Wink

Ici le "au-delà de 6 mois, ça sert plus à rien" vient de ma belle-soeur. Mais ça n'a pas été dit devant moi, c'est Antoine qui me l'a rapporté. Quand je sors mon sein (euh, je reste très discrète quand même ), s'en suit souvent un silence gêné. Mais je préfère plutôt que des attaques directes.
Je suis très admirative des allaitements longs réussis. Pour ma part, j'ai l'impression que ma "barrière psychologique" s'est déplacée à 1 an (enfin, c'est tout à fait perso et infondé, mais c'est comme ça). Et je pense que le sevrage de Martin se situera dans ces eaux là. Je me trompe peut-être... SI je décidais d'aller au delà je ne suis pas sûre d'avoir le soutien d'Antoine et ça, ça m'ennuierait.
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Tibou
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 12:51

S'il y avait attaque frontale concernant l'allaitement long maintenant ou plus tard, je ne suis pas sûre d'être soutenue par Bruno... Surtout comme tu le dis si ça vient de la belle-famille. Mais bon, j'ai l'habitude qu'il ne soit pas très courageux devant sa famille. Qui plus est, je sais me défendre toute seule et comme généralement ils savent que quand on me cherche on me trouve, j'ai plus droit aux silences gênées qu'aux attaques.

En fait je me rends compte que ce qui m'énerve le plus c'est de recevoir des avis, des conseils ou autres de gens qui n'y connaissent rien. Les remarques crédules comme celles de mon père me font plus mal au cœur qu'elles ne m'agassent...
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Khélia



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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 12:54

Je pense que c'est personnel et je n'en parle pas, parce que je trouve ca normal et naturel, de la même manière que je ne parle pas en profondeur de tout ce que je fais qui me semble naturel (manger, dormir aller aux toilettes ect...). Apres, je suis très ouverte a la conversation si on vient m'en parler, y'a pas de problème.

Quant a ceux qui me "comprennent pas" je n'estime pas avoir a me justifier, je répond en général que ce blocage est propre a notre société et que, par exemple, en Europe du nord ou en Afrique, les allaitements longs sont très très très fréquents et personne la bas ne s'en offusque.

Au début, gt très vexée et je me montrai facilement agressive mais avec le temps je ne suis rendu compte que les gens parlaient plus par ignorance qu'autre chose (y compris les médecins).

Combien de fois je me suis ramassée des :

"t'allaites encore?"
"t'as toujours du lait c'est pas croyable??!"
"ton lait est nourrissant, c'est rare pour une jeune femme"
"l'allaitement c'est bien le 1er mois, après c'est juste pour faire plaisir a la maman" (mon généraliste a osé me dire ça)

et j'en passe et des meilleures.

Alors maintenant je laisse couler, j'engage la conversation si on m'en parle mais rien de plus.

Niveau famille et belle famille, je n'ai jamais eu de remarques négatives, bien au contraire, c'est quand même une chance, j'avoue.
Ni même mon homme, il n'aurait pas vu d'inconvénient a ce que nous continuions Logan et moi.

Je pense qu'il ne faut pas se prendre la tête et surtout ne pas écouter les autres (ca fait mal j'en doute pas, mais leurs remarques ne sont en rien constructives), faire ce dont on a envie surtout pour un sujet aussi intime et perso que l'allaitement, du moment que c'est bien vécu par la maman, le bébé et le papa.
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Khélia



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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 12:58

Tibou a écrit:
S'il y avait attaque frontale concernant l'allaitement long maintenant ou plus tard, je ne suis pas sûre d'être soutenue par Bruno... Surtout comme tu le dis si ça vient de la belle-famille. Mais bon, j'ai l'habitude qu'il ne soit pas très courageux devant sa famille. Qui plus est, je sais me défendre toute seule et comme généralement ils savent que quand on me cherche on me trouve, j'ai plus droit aux silences gênées qu'aux attaques.

En fait je me rends compte que ce qui m'énerve le plus c'est de recevoir des avis, des conseils ou autres de gens qui n'y connaissent rien. Les remarques crédules comme celles de mon père me font plus mal au cœur qu'elles ne m'agassent...


Je comprend mais comme je disais dans mon message juste au dessus, je pense aussi qu'il s'agit d'une certaine culture, non?

De mon côté, je suis entourée de "mamma", ma belle mère étant d'origine Italienne et ma maman pied noir du Maroc qui a vécue 20 ans en Algérie, elles ont toutes les deux vues pendant leur enfance, adolescence et vie de jeune femme des soeurs, cousines, mères, amies, voisines, allaiter très longtemps.
Je pense surtout a ma mère, me racontant souvent depuis mon plus jeune âge, des histoires merveilleuses d'allaitement de femmes Touareg dans le désert Marocain allaitant leurs enfants de 6 ans.

Peut être que je me trompe mais je pense que ca y fait beaucoup.


Dernière édition par Khélia le 1/2/2009, 13:02, édité 1 fois
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Tibou
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 13:01

Ma belle-mère aussi est pied noir d'Algérie, bah non... ce doit être une exception Mais je suis d'accord avec toi ! Wink
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Hermance
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 13:02

Tibou a écrit:
Sinon quand cette semaine le médecin m'a demandé par curiosité pourquoi j'allaitais toujours Maélyne, je me suis retrouvée comme deux ronds de flan. Pendant que j'essayais de préparer ma réponse, il me dit qu'il est favorable à l'allaitement mais que pour lui à 15 mois, Maélyne ne tire plus profit de cet allaitement. J'ai quand même réussi à lui répondre qu'elle en tirait un profit affectif, sécuritaire sans nul doute. Et que non, je n'étais pas égoïste, je ne le fais pas pour moi, je le fais pour elle, pour nous.

Bon, surtout je ne veux pas être offensante ou manquer de respect envers les mamans allaitantes, et si c'est ressenti comme tel je m'en excuse par avance, ce n'est pas du tout mon intention.

Mais je pensais également qu'au-delà d'un certain temps (que je suis bien incapable de quantifier un peu après la diversification, je suppose, qd on supprime le bib du soir au plus), l'allaitement ne répondait plus à une "nécessité alimentaire", mais qu'il s'agissait davantage d'un moment de partage, de câlins entre l'enfant et sa maman. Ce n'est pas de l'égoïsme pour moi, parce que cela impliquerait que seule la maman en bénéficierait, ce que je ne pense pas, mais je croyais vraiment que le bénéfice n'était pas nutritionnel, mais affectif.

Non ?



Non ? Je me trompe ?
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Khélia



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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 13:06

Non, tu ne te trompes pas Lorène! enfin pas tout a fait

Dans la mesure ou la diversification est débutée, ca reste quand même partiel, il n'y a pas 3 repas solides desuite.
Il y a des tétées calins, oui biensur. Mais le bébé ou l'enfant boit quand du lait. C'est du lait riche a tous points de vue (il contient pas mal de gras, entre autre), c'est pas de l'eau donc, même si celà ne constitue pas la source principale d'alimentation, c'est toujours un petit plus.

Je ne suis pas très claire, désolée Embarassed
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Tibou
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 13:09

Un élément de réponse trouvée sur le site de la Leche League...

Leche League a écrit:
Allaiter Aujourd'hui n°70
L'allaitement quand il dure


Chez nous, dès que l’allaitement dépasse quelques semaines, la mère est assaillie de questions, de remarques, de critiques, d’interrogations… et soumise à rude pression : « Quand est-ce que tu arrêtes ? », « mais quand vas-tu lui donner autre chose ? », « ton lait ne doit plus lui suffire », « ça suffit comme ça, pas la peine de continuer », « là, vous vous faites plaisir, c’est tout », « vous êtes aveugle aux signes que vous envoie votre bébé disant qu’il veut arrêter de téter » (si, si, je l’ai entendu, de la bouche d’une psy !), « vous le rendez dépendant », « attention à l’inceste » (s’il s’agit d’un garçon), « vous allez en faire un homosexuel », « il risque d’avoir des TOC1 plus tard », « vous mettez vos enfants à votre service sexuel »2 … j’en passe, et des meilleures.
La limite au-delà de laquelle cela devient soit inutile, soit pathologique varie selon les gens : pour certains, ce sera 3 mois3, pour d’autres 6 mois4, pour d’autres encore 9 mois ou 12 mois.
Sans qu’aucune raison valable, aucune étude scientifique sérieuse ne vienne corroborer ces dires.
Après 3 mois, le lait maternel, ce n’est pas « que de l’eau »

Ce qu’on sait de la composition du lait de femme, qui en fait un aliment complet, équilibré et parfaitement adapté aux besoins de l’enfant, riche en acides gras essentiels pour construire son cerveau, en facteurs de protection, etc., reste vrai quel que soit l’« âge » de l’allaitement.
Le lait d’une femme qui allaite un enfant de 18 mois est tout aussi riche que celui d’une femme qui allaite un bébé de 3 mois5. Certaines études récentes tendraient même à prouver qu’il est plus riche. Des chercheurs israéliens ont comparé6 le lait de femmes ayant allaité deux à six mois à celui de femmes ayant allaité douze à trente-neuf mois. Pour le premier groupe, la teneur moyenne du lait en matières grasses était de 7 %, contre 11 % pour le deuxième groupe. Un litre de lait des femmes du premier groupe représentait 740 calories, contre 880 dans le second groupe.
On voit par là que l’apport calorique du lait maternel dans le régime alimentaire d’un enfant de 2 ans qui tète encore pas mal, est loin d’être négligeable. La conclusion des chercheurs était d’ailleurs : « Aussi pouvons-nous encourager les mères à continuer à nourrir leurs enfants au sein, car d’un point de vue nutritionnel, leur lait a bien une valeur. »
Certes, à partir d’un certain âge7, l’allaitement devra être complété par des aliments solides. Mais, pendant encore plusieurs mois, l’essentiel de l’alimentation de l’enfant pourra continuer à être fourni par le lait maternel8.
Lait maternel qui continuera par ailleurs à apporter à l’enfant ses innombrables facteurs de protection, et pourra faire une grande différence pour lui en termes de santé, voire de survie dans certains pays. Une étude faite dans les campagnes du Bangladesh9 attribuait un tiers des morts entre 18 et 36 mois au non-allaitement : les enfants qui n’étaient plus allaités à cet âge ne bénéficiaient plus des anticorps apportés par le lait maternel.
Des études ont même montré que lorsque l’enfant grandit et tète moins, la concentration de facteurs immunologiques dans le lait maternel augmente, de façon sans doute à ce qu’il continue à en recevoir la même quantité. L’une d’elles10 a relevé un taux total d’IgA de 0,8 g/l jusqu’à 12 mois, et de 1,1 g/l entre 13 et 24 mois.
Une meilleure santé future

Continuer à être allaité n’est pas seulement bon pour la santé présente de l’enfant, ça l’est aussi pour la santé de l’adulte qu’il deviendra.
Depuis que dans les recherches médicales sur les effets de l'allaitement, on s'intéresse à sa durée, on s'aperçoit que ces effets sont "dose-dépendants", c'est-à-dire en proportion directe avec la quantité de lait maternel consommée. Pour certaines affections, la protection à long terme est d'autant plus importante que l'allaitement a duré longtemps. Pour d'autres, la protection n'apparaît que s'il a duré un minimum de temps.
Un exemple parmi beaucoup d’autres de cet effet dose-dépendant ? Une étude récente montrant un lien entre un allaitement prolongé et une moindre incidence de l’allergie11.
Elle a été faite sur 861 enfants âgés de 6 à 14 ans, venus de deux quartiers pauvres de la ville du Cap (Afrique du Sud). Les allergies en général (le rhume des foins en particulier) étaient significativement moins fréquentes chez les enfants qui avaient été allaités plus de six mois. L’effet était dose-dépendant chez les enfants sans prédisposition allergique : par rapport à un allaitement inférieur à six mois, le risque d’allergie était diminué de 29 % pour un allaitement entre six et douze mois, et de 64 % pour un allaitement supérieur à douze mois12.
Et n’oublions pas que les effets de l’allaitement sur la santé de la mère sont également dose-dépendants. C’est ainsi qu’une étude récente13 a montré que l’allaitement diminuait le risque pour la mère de développer un diabète de type II. Les femmes qui avaient allaité au moins un an avaient environ 15 % de moins de risques que celles qui n’avaient pas allaité du tout, et chaque tranche de douze mois d’allaitement supplémentaire diminuait encore le risque de 15 %.

Non, les enfants allaités longtemps ne deviennent pas anormaux

A écouter certains, allaiter longtemps son enfant serait lui rendre un très mauvais service. Qu’en est-il en réalité ?
L’allaitement long nuirait-il au développement du langage ?

Cet argument assez inattendu est avancé par certains psychanalystes qui pensent, à la suite de Françoise Dolto, qu’il faut « castrer la langue du téton » pour que l’enfant accède à la parole.
Pensent-ils que le sein, comme bien souvent la sucette, fait « bouchon » dans la bouche de l’enfant ? Ou que ce qu’ils perçoivent – à tort – comme une fusion mère/enfant ne laisse pas de place au langage ?
Manifestement, ils n’ont jamais rencontré de bambins allaités à la langue bien pendue, ni pris connaissance d’études montrant que c’est le non-allaitement qui est associé à davantage de troubles du langage… Voir par exemple cette étude14, où le risque de trouble du langage était deux fois et demi plus élevé chez les enfants qui n’avaient pas allaités que chez ceux qui l’avaient été pendant sept mois et plus.
Un meilleur développement cognitif

Sur ce sujet controversé, je citerai juste une étude parue fin 200515. Faite sur des enfants philippins nés en 1983-84 et suivis de la naissance à 8 ans ½, elle a montré qu’à cet âge, ceux qui avaient été allaités plus longtemps (entre douze et dix-huit mois) avaient de meilleurs résultats aux tests cognitifs que ceux qui avaient été allaités moins de six mois. C’était particulièrement net pour les enfants qui étaient de petit poids à la naissance : 9,8 points de QI en plus.
Rapports parents-enfants

A plus long terme, les effets semblent également assez positifs.
Les relations entre la durée de l'allaitement et les capacités d'adaptation psychosociale ont été analysées dans une cohorte d'adolescents âgés de 15 à 18 ans. Pour cette étude prospective16, on a enrôlé 999 enfants néo-zélandais.
Pendant la période comprise entre 0 et 1 ans, des données ont été recueillies sur le déroulement de l'allaitement. Entre 15 et 18 ans, les enfants ont été recontactés et soumis à une batterie de tests destinés à évaluer leurs capacités d'adaptation psychosociale, la qualité des rapports parents-enfants, la prévalence de la délinquance juvénile, l'utilisation de substances illicites et l'existence de troubles psychiatriques.
Les enfants qui avaient été allaités pendant longtemps étaient plus nombreux que les enfants nourris au lait industriel à avoir des liens de meilleure qualité avec leurs parents, et à penser que leur mère s'était mieux occupée d'eux et avait été moins surprotectrice.
Après ajustement pour les diverses variables confondantes, la durée de l'allaitement restait significativement corrélée à la perception par l'adolescent de meilleurs soins donnés par la mère, la perception de l'adolescent étant d'autant plus positive que l'allaitement avait été long.
Les auteurs concluaient que l'allaitement long semblait favoriser des rapports parents-enfants de meilleure qualité.
Les mères qui allaitent longtemps insistent elles aussi sur la force du lien mère-enfant ainsi tissé, et les bénéfices émotionnels qu’elles en retirent, ainsi que leur enfant. C’est ce qui ressort par exemple d’une étude sur le vécu de 179 mères allaitantes « au long cours »17 qui, si elles parlent des difficultés à allaiter longtemps dans un environnement peu soutenant voire franchement critique, n’en disent pas moins que les aspects positifs pour la relation mère-enfant l’emportent de loin sur ces aspects négatifs.
Une meilleure adaptation

Une étude qui s’est intéressée au devenir d’enfants allaités plus d’un an18 a trouvé un lien entre la durée de l’allaitement et la façon dont les mères et les professeurs appréciaient leur adaptation sociale à 6 et 8 ans. Les auteurs prenaient leurs précautions en disant qu’ils n’avaient pu prendre en compte les différences d’interactions mère-enfant entre les mères qui allaitent et celles qui donnent le biberon, différences pouvant expliquer leurs résultats.
Mais finalement, peu importe que ces résultats soient dus à l’allaitement en soi ou à un comportement maternel plus courant chez les mères susceptibles d’allaiter plus d’un an. Le fait demeure : les enfants allaités longtemps étaient considérés plus tard comme ayant la meilleure adaptation sociale. C’était encore plus vrai chez les mères que chez les professeurs, ce qui laissait à penser que les mères ayant allaité longtemps tendent à voir leurs enfants sous un jour plus positif que les autres.
Et c’est tout simplement bon !

Dans une étude sur des mères australiennes allaitant des enfants de 2 ans et plus19, on a interrogé les enfants (mais oui, ils parlent !) qui ont presque tous dit qu’ils tétaient parce qu’ils aimaient le lait de leur mère, que ça les rendait heureux et leur faisait du bien. Certains ont dit que c’était « aussi bon que le chocolat », voire « meilleur que la crème glacée » !
Les recommandations de l’OMS et du ministère

Voilà déjà plusieurs années que l’Organisation mondiale de la santé recommande un allaitement exclusif de six mois, et la poursuite de l’allaitement jusqu’à 2 ans ou plus20.
Pendant longtemps, ces recommandations ont été dénigrées chez nous comme « juste bonnes pour les pays pauvres, mais en France, voyons… ! »
Cette « exception française » dont on se serait bien passée semble en passe de disparaître.
C’est d’abord l’ANAES (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé) qui, dans ses « recommandations professionnelles sur la mise en œuvre et la poursuite de l’allaitement maternel dans les six premiers mois de vie de l’enfant » (2002), écrit : « La poursuite de l’allaitement maternel exclusif pendant six mois permet un développement optimal des nourrissons et doit donc être encouragée. » Et : « La poursuite de l’allaitement après l’âge de 6 mois associée à une diversification alimentaire ne présente que des avantages pour les nourrissons. »
C’est, depuis peu, la brochure sur les bénéfices de l’allaitement pour la santé de l’enfant et de sa mère, écrite par le comité de nutrition de la Société Française de Pédiatrie et publiée par le ministère de la Santé21, qui reprend pour la première fois l’intégralité des recommandations OMS : « L’allaitement maternel permet une croissance normale au moins jusqu’à l’âge de 6 mois. Il n’y a donc pas de raison d’introduire d’autres aliments avant cet âge, comme l’OMS le recommande, en insistant sur le fait que l’allaitement maternel peut être poursuivi jusqu’à l’âge de 2 ans ou même davantage, selon les souhaits de la mère, à condition d’être complété par la diversification alimentaire à partir de l’âge de 6 mois. »

A tous ceux qui continueront à critiquer l’allaitement au-delà des premiers mois, on pourra donc maintenant rétorquer… qu’on suit les recommandations du ministère de la Santé !



Claude Didierjean-Jouveau

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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 13:23

Tibou a écrit:
Un élément de réponse trouvée sur le site de la Leche League...

Leche League a écrit:
Allaiter Aujourd'hui n°70
L'allaitement quand il dure


Chez nous, dès que l’allaitement dépasse quelques semaines, la mère est assaillie de questions, de remarques, de critiques, d’interrogations… et soumise à rude pression : « Quand est-ce que tu arrêtes ? », « mais quand vas-tu lui donner autre chose ? », « ton lait ne doit plus lui suffire », « ça suffit comme ça, pas la peine de continuer », « là, vous vous faites plaisir, c’est tout », « vous êtes aveugle aux signes que vous envoie votre bébé disant qu’il veut arrêter de téter » (si, si, je l’ai entendu, de la bouche d’une psy !), « vous le rendez dépendant », « attention à l’inceste » (s’il s’agit d’un garçon), « vous allez en faire un homosexuel », « il risque d’avoir des TOC1 plus tard », « vous mettez vos enfants à votre service sexuel »2 … j’en passe, et des meilleures.
La limite au-delà de laquelle cela devient soit inutile, soit pathologique varie selon les gens : pour certains, ce sera 3 mois3, pour d’autres 6 mois4, pour d’autres encore 9 mois ou 12 mois.
Sans qu’aucune raison valable, aucune étude scientifique sérieuse ne vienne corroborer ces dires.
Après 3 mois, le lait maternel, ce n’est pas « que de l’eau »

Ce qu’on sait de la composition du lait de femme, qui en fait un aliment complet, équilibré et parfaitement adapté aux besoins de l’enfant, riche en acides gras essentiels pour construire son cerveau, en facteurs de protection, etc., reste vrai quel que soit l’« âge » de l’allaitement.
Le lait d’une femme qui allaite un enfant de 18 mois est tout aussi riche que celui d’une femme qui allaite un bébé de 3 mois5. Certaines études récentes tendraient même à prouver qu’il est plus riche. Des chercheurs israéliens ont comparé6 le lait de femmes ayant allaité deux à six mois à celui de femmes ayant allaité douze à trente-neuf mois. Pour le premier groupe, la teneur moyenne du lait en matières grasses était de 7 %, contre 11 % pour le deuxième groupe. Un litre de lait des femmes du premier groupe représentait 740 calories, contre 880 dans le second groupe.
On voit par là que l’apport calorique du lait maternel dans le régime alimentaire d’un enfant de 2 ans qui tète encore pas mal, est loin d’être négligeable. La conclusion des chercheurs était d’ailleurs : « Aussi pouvons-nous encourager les mères à continuer à nourrir leurs enfants au sein, car d’un point de vue nutritionnel, leur lait a bien une valeur. »
Certes, à partir d’un certain âge7, l’allaitement devra être complété par des aliments solides. Mais, pendant encore plusieurs mois, l’essentiel de l’alimentation de l’enfant pourra continuer à être fourni par le lait maternel8.
Lait maternel qui continuera par ailleurs à apporter à l’enfant ses innombrables facteurs de protection, et pourra faire une grande différence pour lui en termes de santé, voire de survie dans certains pays. Une étude faite dans les campagnes du Bangladesh9 attribuait un tiers des morts entre 18 et 36 mois au non-allaitement : les enfants qui n’étaient plus allaités à cet âge ne bénéficiaient plus des anticorps apportés par le lait maternel.
Des études ont même montré que lorsque l’enfant grandit et tète moins, la concentration de facteurs immunologiques dans le lait maternel augmente, de façon sans doute à ce qu’il continue à en recevoir la même quantité. L’une d’elles10 a relevé un taux total d’IgA de 0,8 g/l jusqu’à 12 mois, et de 1,1 g/l entre 13 et 24 mois.

Une meilleure santé future

Continuer à être allaité n’est pas seulement bon pour la santé présente de l’enfant, ça l’est aussi pour la santé de l’adulte qu’il deviendra.
Depuis que dans les recherches médicales sur les effets de l'allaitement, on s'intéresse à sa durée, on s'aperçoit que ces effets sont "dose-dépendants", c'est-à-dire en proportion directe avec la quantité de lait maternel consommée. Pour certaines affections, la protection à long terme est d'autant plus importante que l'allaitement a duré longtemps. Pour d'autres, la protection n'apparaît que s'il a duré un minimum de temps.
Un exemple parmi beaucoup d’autres de cet effet dose-dépendant ? Une étude récente montrant un lien entre un allaitement prolongé et une moindre incidence de l’allergie11.
Elle a été faite sur 861 enfants âgés de 6 à 14 ans, venus de deux quartiers pauvres de la ville du Cap (Afrique du Sud). Les allergies en général (le rhume des foins en particulier) étaient significativement moins fréquentes chez les enfants qui avaient été allaités plus de six mois. L’effet était dose-dépendant chez les enfants sans prédisposition allergique : par rapport à un allaitement inférieur à six mois, le risque d’allergie était diminué de 29 % pour un allaitement entre six et douze mois, et de 64 % pour un allaitement supérieur à douze mois12.
Et n’oublions pas que les effets de l’allaitement sur la santé de la mère sont également dose-dépendants. C’est ainsi qu’une étude récente13 a montré que l’allaitement diminuait le risque pour la mère de développer un diabète de type II. Les femmes qui avaient allaité au moins un an avaient environ 15 % de moins de risques que celles qui n’avaient pas allaité du tout, et chaque tranche de douze mois d’allaitement supplémentaire diminuait encore le risque de 15 %.
Non, les enfants allaités longtemps ne deviennent pas anormaux

A écouter certains, allaiter longtemps son enfant serait lui rendre un très mauvais service. Qu’en est-il en réalité ?
L’allaitement long nuirait-il au développement du langage ?

Cet argument assez inattendu est avancé par certains psychanalystes qui pensent, à la suite de Françoise Dolto, qu’il faut « castrer la langue du téton » pour que l’enfant accède à la parole.
Pensent-ils que le sein, comme bien souvent la sucette, fait « bouchon » dans la bouche de l’enfant ? Ou que ce qu’ils perçoivent – à tort – comme une fusion mère/enfant ne laisse pas de place au langage ?
Manifestement, ils n’ont jamais rencontré de bambins allaités à la langue bien pendue, ni pris connaissance d’études montrant que c’est le non-allaitement qui est associé à davantage de troubles du langage… Voir par exemple cette étude14, où le risque de trouble du langage était deux fois et demi plus élevé chez les enfants qui n’avaient pas allaités que chez ceux qui l’avaient été pendant sept mois et plus.
Un meilleur développement cognitif

Sur ce sujet controversé, je citerai juste une étude parue fin 200515. Faite sur des enfants philippins nés en 1983-84 et suivis de la naissance à 8 ans ½, elle a montré qu’à cet âge, ceux qui avaient été allaités plus longtemps (entre douze et dix-huit mois) avaient de meilleurs résultats aux tests cognitifs que ceux qui avaient été allaités moins de six mois. C’était particulièrement net pour les enfants qui étaient de petit poids à la naissance : 9,8 points de QI en plus.
Rapports parents-enfants

A plus long terme, les effets semblent également assez positifs.
Les relations entre la durée de l'allaitement et les capacités d'adaptation psychosociale ont été analysées dans une cohorte d'adolescents âgés de 15 à 18 ans. Pour cette étude prospective16, on a enrôlé 999 enfants néo-zélandais.
Pendant la période comprise entre 0 et 1 ans, des données ont été recueillies sur le déroulement de l'allaitement. Entre 15 et 18 ans, les enfants ont été recontactés et soumis à une batterie de tests destinés à évaluer leurs capacités d'adaptation psychosociale, la qualité des rapports parents-enfants, la prévalence de la délinquance juvénile, l'utilisation de substances illicites et l'existence de troubles psychiatriques.
Les enfants qui avaient été allaités pendant longtemps étaient plus nombreux que les enfants nourris au lait industriel à avoir des liens de meilleure qualité avec leurs parents, et à penser que leur mère s'était mieux occupée d'eux et avait été moins surprotectrice.
Après ajustement pour les diverses variables confondantes, la durée de l'allaitement restait significativement corrélée à la perception par l'adolescent de meilleurs soins donnés par la mère, la perception de l'adolescent étant d'autant plus positive que l'allaitement avait été long.
Les auteurs concluaient que l'allaitement long semblait favoriser des rapports parents-enfants de meilleure qualité.
Les mères qui allaitent longtemps insistent elles aussi sur la force du lien mère-enfant ainsi tissé, et les bénéfices émotionnels qu’elles en retirent, ainsi que leur enfant. C’est ce qui ressort par exemple d’une étude sur le vécu de 179 mères allaitantes « au long cours »17 qui, si elles parlent des difficultés à allaiter longtemps dans un environnement peu soutenant voire franchement critique, n’en disent pas moins que les aspects positifs pour la relation mère-enfant l’emportent de loin sur ces aspects négatifs.
Une meilleure adaptation

Une étude qui s’est intéressée au devenir d’enfants allaités plus d’un an18 a trouvé un lien entre la durée de l’allaitement et la façon dont les mères et les professeurs appréciaient leur adaptation sociale à 6 et 8 ans. Les auteurs prenaient leurs précautions en disant qu’ils n’avaient pu prendre en compte les différences d’interactions mère-enfant entre les mères qui allaitent et celles qui donnent le biberon, différences pouvant expliquer leurs résultats.
Mais finalement, peu importe que ces résultats soient dus à l’allaitement en soi ou à un comportement maternel plus courant chez les mères susceptibles d’allaiter plus d’un an. Le fait demeure : les enfants allaités longtemps étaient considérés plus tard comme ayant la meilleure adaptation sociale. C’était encore plus vrai chez les mères que chez les professeurs, ce qui laissait à penser que les mères ayant allaité longtemps tendent à voir leurs enfants sous un jour plus positif que les autres.
Et c’est tout simplement bon !

Dans une étude sur des mères australiennes allaitant des enfants de 2 ans et plus19, on a interrogé les enfants (mais oui, ils parlent !) qui ont presque tous dit qu’ils tétaient parce qu’ils aimaient le lait de leur mère, que ça les rendait heureux et leur faisait du bien. Certains ont dit que c’était « aussi bon que le chocolat », voire « meilleur que la crème glacée » !
Les recommandations de l’OMS et du ministère

Voilà déjà plusieurs années que l’Organisation mondiale de la santé recommande un allaitement exclusif de six mois, et la poursuite de l’allaitement jusqu’à 2 ans ou plus20.
Pendant longtemps, ces recommandations ont été dénigrées chez nous comme « juste bonnes pour les pays pauvres, mais en France, voyons… ! »
Cette « exception française » dont on se serait bien passée semble en passe de disparaître.
C’est d’abord l’ANAES (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé) qui, dans ses « recommandations professionnelles sur la mise en œuvre et la poursuite de l’allaitement maternel dans les six premiers mois de vie de l’enfant » (2002), écrit : « La poursuite de l’allaitement maternel exclusif pendant six mois permet un développement optimal des nourrissons et doit donc être encouragée. » Et : « La poursuite de l’allaitement après l’âge de 6 mois associée à une diversification alimentaire ne présente que des avantages pour les nourrissons. »
C’est, depuis peu, la brochure sur les bénéfices de l’allaitement pour la santé de l’enfant et de sa mère, écrite par le comité de nutrition de la Société Française de Pédiatrie et publiée par le ministère de la Santé21, qui reprend pour la première fois l’intégralité des recommandations OMS : « L’allaitement maternel permet une croissance normale au moins jusqu’à l’âge de 6 mois. Il n’y a donc pas de raison d’introduire d’autres aliments avant cet âge, comme l’OMS le recommande, en insistant sur le fait que l’allaitement maternel peut être poursuivi jusqu’à l’âge de 2 ans ou même davantage, selon les souhaits de la mère, à condition d’être complété par la diversification alimentaire à partir de l’âge de 6 mois. »

A tous ceux qui continueront à critiquer l’allaitement au-delà des premiers mois, on pourra donc maintenant rétorquer… qu’on suit les recommandations du ministère de la Santé !



Claude Didierjean-Jouveau



Ben voilà

C'est ce que je tentais d'expliquer plus haut, merci Tibou
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 13:24

Alors moi j'ai eu des réflexions avant les 6 mois de gabriel.
Ma belle-mère, assez forte en question-réponse, disait au début, " tu vas l'allaiter 3 mois c'est très bien"...
après avoir dépassé les 3 mois "elle disait, à roland, elle allaite toujours? oui c'est bien, elle va arrêter à six mois"
et maintenant j'entends plus rien.
La grand-mère de roland disait juste " vous l'allaitez toujours??? ohhh c'est formidable! "
Pour elle qui est d'une santé fragile, moi, avec mon poids, et le fait que je me plaigne jamais, elle croit que je suis une sorte de "surfemme", d'une force et d'une santé sans nul autre pareil Very Happy

Du côté de ma famille, personne ne s'aviserait de faire une remarque désagréable. Et puis j'ai toujours dit qu'à un an, j'arrêtais.

Globalement personne ne fait de remarque, parce que tout le monde sait que je suis pas du genre à mâcher mes mots. ( ce qui est un mythe parce que je suis bien plus gentille que ce que les gens croient, mais ça m'arrange qu'on pense ça)

Une copine a fait aussi des allusions du genre l'allaitement long faut s'en méfier etc, mais me voyant allaiter longtemps, plus longtemps qu'elle en tout cas, elle n'a plus jamais fait de remarques.

Donc en gros les remarques au début, par ignorance/curiosité/ a priori, mais une fois atteinte la barrière personnelle de chacun autour de l'allaitement, on ne me disait plus rien Very Happy

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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 17:32

perso, je suis assez insensible à ce genre de remarque et mon homme aussi. Par contre, j'aime bien de temps en temps mettre mal à l'aise les personnes qui se mèlent de ce qui ne les ragerde pas.
"ça ne sert plus à rien"? Ben, perso, je n'allaite pas parce que "ça sert à quelque chose", enfin je veux dire j'allaite pour nourrir mon enfant, quel que soit son âge. Après celui qui trouve que "ça ne sert à rien" de nourir son bébé/bambin....ben c'est son problème? Ferait on la même réflexion face à un bambin de 6mois/1 an/2ans qui boit un bib ou une tasse de lait? Non. Ce qui m'agace dans ce genre de remarque, c'est qu'il part sur la base que le lait normal pour un bébé est le lait de vache (maternisé) et qu'on allaite "à la place" de donner le bib. Pour moi, c'est juste le raisonnement inverse : la vache est un substitut de la mère, pas l'inverse (et ce sans avoir besoin de rnetrer dans des détails sur les anticorps, les éléments nutritifs, tout ça)

A "tu as encore du lait???" j'aime assez répondre "non non, j'aime juste me faire sucer le sein par mon enfant, je suis une grosse perverse"

généralement, ça cloue le bec!

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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 17:42

Je n'ai pas le souvenir de réflexions autour de l'allaitement de Louiza. Les proches sont habitués. Les autres s'ils manifestent une certaine "surprise" ou font une remarque comme quoi "ça va bien" (ce matin sur le marché une connaissance assistante maternelle que je sais assez jugeante sur ce genre de sujet), je resitue "Ah non, je ne prévois pas de la sevrer, c'est quand elle sera prête, sauf si j'en ai vraiment marre avant". C'est assez imparable, en fait. Et honnête parce qu'en effet, je ne la sens pas prête.
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 17:48

françoise1973 a écrit:
perso, je suis assez insensible à ce genre de remarque et mon homme aussi. Par contre, j'aime bien de temps en temps mettre mal à l'aise les personnes qui se mèlent de ce qui ne les ragerde pas.
"ça ne sert plus à rien"? Ben, perso, je n'allaite pas parce que "ça sert à quelque chose", enfin je veux dire j'allaite pour nourrir mon enfant, quel que soit son âge. Après celui qui trouve que "ça ne sert à rien" de nourir son bébé/bambin....ben c'est son problème? Ferait on la même réflexion face à un bambin de 6mois/1 an/2ans qui boit un bib ou une tasse de lait? Non. Ce qui m'agace dans ce genre de remarque, c'est qu'il part sur la base que le lait normal pour un bébé est le lait de vache (maternisé) et qu'on allaite "à la place" de donner le bib. Pour moi, c'est juste le raisonnement inverse : la vache est un substitut de la mère, pas l'inverse (et ce sans avoir besoin de rnetrer dans des détails sur les anticorps, les éléments nutritifs, tout ça)

A "tu as encore du lait???" j'aime assez répondre "non non, j'aime juste me faire sucer le sein par mon enfant, je suis une grosse perverse"

généralement, ça cloue le bec!

Surtout que le lait de vache est hyper mauvais pour l'être humain: trop gros, trop proteiné, bref vraiment pas adapté pour l'enfant et l'adulte d'ailleurs.
Je n'ai pas encore d'enfant, n'ai pas beaucoup de notion sur l'allaitement, mais c'est le meilleur lait pour un enfant, alors tant qu'il peut en boire, qu'il veut en boire, je vois pas pourquoi on lui en priverait.
De plus, il semblerait que le lait maternel fasse des enfants plus "forts" je veux dire, avec un meilleure santé, plus robuste...
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   1/2/2009, 23:41

françoise1973 a écrit:
perso, je suis assez insensible à ce genre de remarque et mon homme aussi. Par contre, j'aime bien de temps en temps mettre mal à l'aise les personnes qui se mèlent de ce qui ne les ragerde pas.
"ça ne sert plus à rien"? Ben, perso, je n'allaite pas parce que "ça sert à quelque chose", enfin je veux dire j'allaite pour nourrir mon enfant, quel que soit son âge. Après celui qui trouve que "ça ne sert à rien" de nourir son bébé/bambin....ben c'est son problème? Ferait on la même réflexion face à un bambin de 6mois/1 an/2ans qui boit un bib ou une tasse de lait? Non. Ce qui m'agace dans ce genre de remarque, c'est qu'il part sur la base que le lait normal pour un bébé est le lait de vache (maternisé) et qu'on allaite "à la place" de donner le bib. Pour moi, c'est juste le raisonnement inverse : la vache est un substitut de la mère, pas l'inverse (et ce sans avoir besoin de rnetrer dans des détails sur les anticorps, les éléments nutritifs, tout ça)

A "tu as encore du lait???" j'aime assez répondre "non non, j'aime juste me faire sucer le sein par mon enfant, je suis une grosse perverse"

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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   3/5/2010, 21:31

ça m'a fait tout je me suis pris une reflexion chez le généraliste ce soir pour la visite des 1 mois de Riwan.
Le medecin a "tiqué" sur sa prise de poids, qu'il trouve un peu "forte" et il m'a dit que je pouvais etre rassurée, j'avais du lait (non, sans dec ?) mais qu'il etait peut etre "trop gras" et que le mois prochain, en fonction du poids il me proposerais un regime (à moi !).
Alors je sais qu'on peut en entendre des vertes et des pas murs mais bon voilà quoi, on fait chier des nanas quand le bébé ne prends pas assez et on emmerde aussi celles dont les enfants prennent plus que les autres. bref, bref, je cogite pas au régime, je vais prendre l'option "va te faire foutre" mais bon, voilà, ça m'a soulé, je m'y attendais pas à celle là.
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   3/5/2010, 21:45

Oui du grand n'importe quoi encore une fois
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   3/5/2010, 22:03

change de toubib Very Happy
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   3/5/2010, 22:07

Mais n'importe quoi ! Suspect
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   3/5/2010, 22:09

Clairement... Et dis, il était là monsieur D, il a entendu?
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pepina
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   3/5/2010, 22:10

Vanessa a écrit:
change de toubib Very Happy

walaaaaaa et tu mets ses remarques dans une vieille chaussette et tu l'oublies

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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   3/5/2010, 22:28

RPLY a écrit:
ça m'a fait tout je me suis pris une reflexion chez le généraliste ce soir pour la visite des 1 mois de Riwan.
Le medecin a "tiqué" sur sa prise de poids, qu'il trouve un peu "forte" et il m'a dit que je pouvais etre rassurée, j'avais du lait (non, sans dec ?) mais qu'il etait peut etre "trop gras" et que le mois prochain, en fonction du poids il me proposerais un regime (à moi !).
Alors je sais qu'on peut en entendre des vertes et des pas murs mais bon voilà quoi, on fait chier des nanas quand le bébé ne prends pas assez et on emmerde aussi celles dont les enfants prennent plus que les autres. bref, bref, je cogite pas au régime, je vais prendre l'option "va te faire foutre" mais bon, voilà, ça m'a soulé, je m'y attendais pas à celle là.

Bon choix.
Sérieux, ne te prend pas la tête avec ce que ton médecin t'a dit, c'est du grand n'importe quoi !!
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   4/5/2010, 08:31

je change en effet de toubib (on etait pas fixé de toute façon Wink
le Dragon a bondit, il a demandé au medecin si c'etait serieux Suspect
mais voilà, ça va, après coup ça me fait rire mais sur le moment, je me sentais super mal pale
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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   4/5/2010, 11:13

mmmm encore un toubib hyper compétent Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: Les réflexions autour de l'allaitement   Aujourd'hui à 01:03

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